Venez profiter de ce petit hameau privé à GORDES dans le LUBERON. 4 maisons en pierres sèches, 3 piscines chauffées dont une intérieure, hydromassage, nage contre courant. Cuisine d'été en plein air, 3 jacuzzis, sauna. Loft avec Solarium...
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Villa Les prés de Gordes
France


Prix de la location

Modulable selon la saison et le nombre d'occupants de 1500€ à 5500 euros

Le Luberon
Le Luberon
Monts du Vaucluse
 
Gordes
Vues sur la propriété
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Bienvenue en Provence
Félicitations pour votre excellent choix qui vous mène au cœur du Luberon. Voici quelques clefs qui vous permettront de découvrir les multiples trésors de cette magnifique région.
Clef n°1 : LES VILLAGES.
GORDES EN HIVERS
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Vous avez la chance de vous trouvez au pied d’un des plus beaux villages de France. Il est superbement accroché à son promontoire escarpé sur lequel la lumière joue des tonalités différentes selon les heures. Laissez vous guider le long de ces vieilles maisons jusqu’au château fort datant du XIIème et remanié à la Renaissance : de cette époque date l’escalier à vis, petite merveille d’ingéniosité, la grande salle avec plafond à la française et une superbe cheminée, deuxième de France par ses dimensions.
Les appartements accueillent le musée Pol Mara où l’on peut voir deux cents toiles de cet artiste peintre d’origine flamande qui a vécu au village jusqu’à sa mort en 1988.
Si les horaires d’ouverture vous le permettent n’oubliez pas de visiter l’intérieur de l’église typiquement provençal ainsi que l’aumônerie Saint Jacques (ancienne auberge accueillant régulièrement les pèlerins sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle).
De magnifiques panoramas donnant sur la vallée du Calavon vous attendent au détour des différents points de vue du village. N’oubliez pas l’appareil photo !
Le marché de Gordes se tient le mardi (en juillet et août il est conseillé d’y aller le plus tôt possible car les places de parking sont prises d’assaut).
Pendant la première quinzaine d’Août vous pourrez assister aux soirées d’été de Gordes, festival de musique et de théâtre se tenant dans un lieu magique (petit amphithéâtre) Réservations au 04 90 72 02 75 ou 04 90 72 01 52 ou office . gordes @ wanadoo.fr

BORIE
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A signaler : Trois kilomètres avant Gordes dans la montée menant au village effectuez un voyage à travers le temps en visitant le village des Bories (04 90 72 03 48 entrée payante) Vous pourrez y découvrir d’anciennes habitations en pierre sèche construites du XIVème au XIXème siècle sur le principe de la fausse voûte à encorbellement. Elles ont été abandonnées il y a 150 ans et réhabilitées depuis les années 1950. Ce site est classé monument historique.

SENANQUES
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A ne pas rater : A deux kilomètres au nord de Gordes. Prendre à gauche juste avant le grand tournant menant au village. Vous découvrirez l’Abbaye de Sénanque par une route escarpée qui, une fois le haut de la montagne franchi, vous livrera une vue superbe sur ce magnifique édifice cistercien fondé en 1148 et niché dans un creux de verdure où les moines cultivent la lavande. Une importante librairie vous proposera d’intéressants ouvrages dans toutes les langues.(04 90 72 05 72)ou www.senanque.fr

OPPEDE
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La montagne située juste en face du mas s’appelle le Petit Luberon et culmine à 727 mètres au Mourre Cairas. Vous pouvez y apercevoir de loin les carrières d’Oppède ou des Taillades.
Il vous faudra prendre la direction d’Oppède et traverser la RN 100 afin d’accéder au si charmant hameau d’Oppède le vieux qui se situe justement sur les flancs du Petit Luberon. Vous laisserez le nouveau village d’Oppède derrière vous et grimperez l’étroite route qui mène à l’ancien hameau d’Oppède le vieux où vous garerez votre véhicule (parking payant) et emprunterez à pied le joli sentier botanique cheminant à travers les cerisiers, les oliviers, les cades et les vignes pour arriver au milieu de cet ancien village abandonné (depuis le XVIIème) où voisinent ruines et maisons restaurées. Nous vous conseillons de monter jusqu’à l’église Notre Dame de Dalidon ainsi que jusqu’aux ruines du château médiéval de Jean Meynier baron d’Oppède qui fondit avec son armée en avril 1545 sur les malheureux vaudois considérés comme hérétiques de Mérindol, Cabrières et autres villages dans un sombre épisode de l’histoire de la région exterminant 2 000 personnes et en envoyant 600 aux galères.
Pendant une semaine au mois d’août, se déroule le festival d’Oppède organisé par Michel Leeb qui y invite chaque année quelques uns de ses amis artistes qui font le show. La recette est reversée afin de participer à la restauration de l’église Notre Dame de Dalidon.
Une confiturerie artisanale qui produit 36 confitures à base de fruits de saison et d’épices aux saveurs parfois insolites. Minguets-84 580 Oppède-04 32 52 17 85.

MENERBES (84 560)

Marché : le jeudi matin.
Village forteresse, ancien bastion huguenot dont les représentants durent pendant la guerre de la Ligue (dernier quart du XIVème) se réfugier dans les villages perchés notamment à Ménerbes dont ils firent leur capitale. Assiégés par 6000 soldats, ils capitulèrent après un siège terrible de 15 mois.
Ménerbes s’étire en longueur sur un promontoire escarpé, tel un paquebot de pierre prêt à fendre les vagues rocheuses du Lubéron. Beaucoup de charme et superbe panorama depuis le vieux château. Beffroi de l’ancienne mairie avec un campanile du XVIIème. Les célèbres peintres Picasso, Nicolas de Staël et Georges de Pojidaieff (enterré au cimetière) ont vécu à Ménerbes. Le producteur de cinéma Yves Rousset Rouard (Emmanuelle, Les Bronzés) est l’actuel maire du village, il fut également député du Vaucluse.
A voir : Le musée du Tire-bouchon : domaine de la Citadelle 04 90 72 41 58. Les mille et une façons de déboucher une bonne bouteille. Vous y verrez plus de mille pièces, du XVIIème à nos jours. Du premier tire-bouchon en acier forgé à la main, à l’objet d’art en or massif, en ivoire ou en argent. Ce musée permet de découvrir une collection unique à travers les siècles et les pays. Vous pourrez visiter la cave, puis le grand chai et pour finir déguster des vins dans la très belle propriété D’Yves Rousset Rouard que nous vous avons présenté plus haut.
Marché aux fromages de chèvre : le 3ème dimanche d’avril.

BONNIEUX (84 480)

Marché : le vendredi
Ce village perché entouré par ses remparts des XIIIème et XIVème siècles fait face à celui de Lacoste : ces deux villages rivalisent d’atouts et de charmes différents de part et d’autre de leurs collines respectives. Les vieilles et belles maisons de Bonnieux semblent grimper à l’assaut du clocher de l’église du XIIIème siècle que l’on atteint après l’ascension de quelques marches bien pentues qui faciliteront la digestion des bons produits du terroir auxquels vous n’aurez pas manqué de succomber. Les magnifiques arbres centenaires (des cèdres) vous apporteront le réconfort de leurs ombrages une fois arrivés au sommet.
En parlant de cèdres, vous ne manquerez pas de vous rendre jusqu’à l’une des plus belles cédraies d’Europe à 7 kilomètres au sud ouest de Bonnieux par la D36 tournez au col en direction de l’indication Forêt des Cèdres : ceux-ci ont été implantés vers 1860, il s’agit de cèdres de l’Atlas qui ont semble-t-il fort apprécié la terre du Luberon. La visite de ces sous-bois est fortement recommandée en cas de fortes chaleurs.
A voir, à faire : musée de la Boulangerie : il retrace l’histoire des technologies, de la culture du blé, meunerie, minoterie et de la panification à travers les âges. Belle collection d’objets usuels. Le musée se trouve dans une ancienne bâtisse du XVIIème siècle où se trouvaient four et outils. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Rue de la République.04 90 75 88 34.
Le pont Julien : à environ 6 km en contrebas du village, sur la D 149. Très joli pont romain qui enjambe de ses trois arches remarquablement conservées le Calavon. Remarquez les piles ajourées pour donner moins de prise à l’eau en cas de crue.

LACOSTE (84 480)

Le village de Lacoste est dominé par l’impressionnant château ayant appartenu au tumultueux et sulfureux Marquis de Sade (1740-1814). Donatien-Alphonse-François de Sade a fait son entrée en Provence à l’âge de quatre ans, confié à son oncle, abbé érudit et libertin, au château de Saumane. En 1771, Sade, qui a déjà été emprisonné pour affaire de mœurs, s’installe au château de Lacoste dans le Luberon. Il y est assigné à résidence après un premier scandale sexuel à Arcueil. Il le quittera très vite pour l’Italie après la fameuse affaire d’empoisonnement de Marseille (juin 1772). Condamné à mort par contumace, son effigie et celle de son valet sont exécutées sur la place d’Aix. Il reviendra pourtant à Lacoste de 1774 à 1778. Embastillé et plusieurs fois libéré puis emprisonné, il finira ses jours à l’asile de Charenton. Cet esprit libre, sur ses 74 années de vie, en aura passé 30 en prison ! Le château de Lacoste, pillé en 1792, sera vendu en 1796 .Racheté en 1952 par André Bouer professeur des collèges l’édifice sera restauré à son rythme pendant une quarantaine d’années. Jusqu’à ce que le talentueux, célébrissime et richissime grand couturier Pierre Cardin tombe amoureux du site et s’investisse dans sa restauration à partir de 2001. Sa passion de la rénovation s’étendra jusqu’au village : on lui doit une nouvelle librairie, un hôtel, etc.…
Il créera également le festival de Lacoste : (juillet-août), dirigé par Eve Ruggieri et pariant sur l’éclectisme. Opéra dans le cadre des carrières de Lacoste, rencontres avec de jeunes artistes internationaux, puis l’art lyrique laisse place au théâtre, à la danse et à la chanson. Réservations au 04 90 75 93 12.

ROUSSILLON (84 220)

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La légende raconte que Sirmonde épouse du terrible Raymond seigneur de Roussillon aimait le jeune troubadour Guilhelm de Cabestang. En effet, son mari la délaissant au profit de la chasse et de la guerre, la jeune femme esseulée succomba au charme du jeune homme pendant les longues absences de son mari.
Lorsque les rumeurs concernant les jeunes tourtereaux vinrent aux oreilles du châtelain, celui-ci ne pouvant accepter l’affront tua l’amant d’un coup de dague, mais sa cruauté était telle qu’il fit déguster le cœur du troubadour à son épouse sous la forme d’un mets appétissant. Sirmonde se régala mais apprenant la source du plat, sa douleur et son effroi furent tels qu’elle se jeta dans le vide depuis les falaises du village. La terre se teinta alors de son sang : les ocres étaient nées.
Perché au cœur des gisements d’ocre, Roussillon est avant tout une palette de peintre, un lieu magique où les combinaisons d’oxydes confèrent à ses ocres une infinie variété de couleurs que l’on retrouve dans les paysages ou sur les façades de ses maisons.
Ne ratez pas le panorama près de l’église (il faut monter en haut du village pour être récompensé).
Nous vous conseillons également une visite de la maison Tachella, place de la mairie. Le concept vient de Belgique : il s’agit d’une librairie nourrissant à la fois le cœur, le ventre et l’esprit. Laissez vous enchanter le long de ses différents niveaux par la diversité et la richesse des collections proposées. Vous pourrez y manger sur réservation (04 90 71 55 72)
A voir : Okhra- le conservatoire des ocres et pigments appliqués : sur la D 104 ‘direction Apt) à 1,5 km du centre. Installé dans une ancienne usine d’ocre, Okhra s’apparente à un écomusée.
Le sentier des ocres : balade de 30 mn environ jalonnée de panneaux explicatifs, dans les anciennes carrières d’ocre. Attention au choix des chaussures et des vêtements, nous rappelons que l’ocre est un puissant colorant : évitez le blanc !
Marché : le jeudi matin
Si vous voulez continuer l’aventure des ocres, un deuxième site exceptionnel vous attend à Rustrel (à une dizaine de kilomètres nord est d’Apt par la D 22) Dénommé le Colorado Provençal, ça n’est pas l’Amérique mais une curiosité de la nature. Au pied du plateau d’Albion, il vous proposera ses cheminées de fées pour équilibristes, ses vallons aux contours extravagants et son superbe kaléidoscope de couleurs.
Pour les amateurs de parapente : Rustr’aile Colorado, Le Stade 04 90 04 96 53 ou 06 09 40 05 74.

GOULT (84 220)

Ce village domine les vallées du Calavon et du Limergue avec Lacoste et Bonnieux juste en face de l’autre côté de la RN 100. Vous noterez la présence de vestiges d’anciens remparts à certains endroits.
Un magnifique château trône en plein cœur du village, celui-ci appartenait à la famille d’Agoult et date du XIIème siècle (c’est aujourd’hui une propriété privée). Le moulin situé au sommet du village donne un charme incomparable à l’ensemble. Il a fonctionné jusqu’à la fin du XIXème siècle et appartenait au dernier seigneur de Goult le marquis de Donis décédé en 1805. Depuis ce moulin, tour à deux niveaux, il vous sera possible d’effectuer une promenade sur les terrasses d’oliviers qui jalonnent le coteau.
L’église de Goult, située sur la place du village est une église romane abritée par des micocouliers centenaires. Elle se nomme Saint Sébastien et de nombreux concerts y ont lieu pendant l’été.
Quant au Café de la Poste, situé non loin de l’église, si vous avez une impression de déjà vu, cela est normal : c’est ici que se rencontrent Isabelle Adjani et Alain Souchon dans «  l’Eté Meurtrier ».
A voir, à faire à Goult et dans les environs :
Le conservatoire des Cultures en terrasses : accès par le chemin qui grimpe à gauche après l’église. Entrée gratuite. Ces terrasses, qui forment comme un vaste amphithéâtre, sont le moyen de réponse des paysans provençaux aux pluies diluviennes qui emportent les terrains en pente. Abandonnées, les cultures en terrasses ont pratiquement disparu de la région, sauf ici, où le parc à contribué à leur restauration.
Circuit pédestre (avec panneaux explicatifs) de 1 heure environ pour découvrir tout ce que l’on peut faire avec de simples pierres sèches : murs de soutènement des terrasses, citernes, bories…Ingénieux et finalement très esthétique.
La maison de la Céramique : pl. de la Mairie 84 220 Les Beaumettes. Dans l’ancien relais de chemin de fer des Beaumettes. Un lieu dédié aux métiers de la terre, art traditionnel du Luberon, à l’ancrage historique profond. Ici, 30 potiers et céramistes vous font partager leur passion et leurs secrets de fabrication. Galerie d’exposition de prestige, boutique et espace formation qui propose des stages d’initiation et de perfectionnement pour tous.

LOURMARIN (84160)

Au débouché du seul passage entre petit et grand Luberon (d’où le nom de combe de Lourmarin) le village dispose paisiblement ses maisons des XVIIème et XVIIIème siècles un peu à l’écart de la délicate église romane et de son magnifique château. Celui-ci fut construit par la famille d’Agoult au XVème siècle. Il fut ensuite très endommagé au XVIème. Depuis 1920  il a été entièrement restauré et sauvé de la destruction par l’érudit et grand amateur d’art Robert Laurent –Vibert (héritier des fortunes Pétrole Han) qui, malheureusement décédera dans un accident de voiture en 1925. Il léguera par bail testamentaire cette demeure à l’Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres d’Aix en Provence, contribuant ainsi à faire de cette résidence ouverte aux artistes, littérateurs, chercheurs et scientifiques une petite « Villa Médicis » en Provence.
Vous distinguerez deux parties : le vieux château du XVème siècle avec sa tour crénelée.
Le château neuf de la Renaissance avec ses fenêtres à meneaux et ses galeries à l’italienne.
Deux parties reliées par une haute tour abritant un prodigieux escalier à vis : ses 93 marches sont faites d’une seule pièce, depuis le cylindre permettant sa superposition centrale jusqu’à son extrémité constituant la pierre de façade. Dans les appartements, beaux-et rares pour certains-meubles : armoire Louis XIV provençale, table espagnole du XVIIème, faïences d’Apt ou de Moustiers. Les amateurs remarqueront les gravures de Piranèse, au style romantique, voire baroque. A l’étage, beau tableau de l’école de Léonard de Vinci « Le joueur de luth », récemment restauré. Dans le salon de musique, des instruments provenant des palais impériaux chinois. Enfin, bizarre, bizarre, dans la salle d’apparat, la cheminée supportée par de grandes statues de style aztèque. Un souterrain de 8 km relie le château à celui d’Ansouis. Impratiqué et impraticable, malheureusement !
Au hasard de ses rues pittoresques, vous découvrirez ses jolies fontaines (le village en possède quatre) dont la fontaine aux trois têtes, son vieux beffroi (XVIIIème siècle) également appelé Castellas qui abrite l’horloge publique (on le surnomme « boîte à sel » en raison de sa ressemblance avec les boites que l’on suspendait dans les cuisines).
L’église de Lourmarin (XIème siècle) participe également au charme du village : l’art roman y côtoie l’art gothique.
Le temple protestant possède un orgue monumental exceptionnel qui ajoute encore à l’intérêt du village.
Nombreuses sont les personnalités qui reposent au cimetière de Lourmarin :
Albert Camus : prix Nobel de littérature né en 1913 dans le Constantinois à Mondovie en Algérie. Il suivra les pas de son mentor et professeur de philo Jean Grenier jusqu’à cette terre de passage qui deviendra terre de patrie lorsque Camus y achètera une maison en 1958. C’est dans ce pays solennel et austère malgré sa beauté bouleversante que repose depuis 1960 l’auteur de « La Peste ».
Henri Bosco : né en 1888 à Avignon. Il écrira des romans pour adultes et enfants constituant une évocation sensible de la vie provençale où une imagination débordante et succulente participe au pouvoir envoûtant de son écriture. Il arrivera en 1922 à Lourmarin y achètera une bastide en 1947 et y sera enterré en 1976.
Paulette Ollier : née en 1892 cette charmante cuisinière de « l’Hôtel de la Croix d’Or » fit le bonheur des Lourmarinois, de Bosco et de Camus en leur concoctant une cuisine méditerranéenne de premier choix. Ce fut une vraie « mère poule » qui tint le plus ancien établissement du village.
Raoul Dautry : né en 1880 à Montluçon. Ce polytechnicien, ministre de la reconstruction et élu maire de Lourmarin en 1945 participera largement au développement du village (aménagement de l’école publique, du dispensaire Georges Leygues, du tout à l’égout, et de nombreux équipements sportifs).
Le pont à coquille situé à l’entrée de la combe à moins de deux kilomètres en direction Apt Bonnieux vous étonnera par sa construction originale.
Marché le vendredi
Le pays des Sorgues

FONTAINE DE VAUCLUSE (84 800)

Le site exceptionnel de « Vallis Clausa », la vallée close, au fond de laquelle surgit mystérieusement la Sorgue, a donné son nom au village (attesté dès le Xème siècle) dans les textes officiels, puis grand privilège, au département lui-même lors de sa création en 1793.
Au bout d’une profonde gorge verdoyante, au pied d’une formidable falaise sculptée par l’érosion jaillit la plus belle rivière du département : la Sorgue de Vaucluse.
Avec un écoulement total moyen de 630 millions de m3 par an cette source est la première d’Europe et la cinquième au niveau mondial par son volume d’eau écoulé. Elle résulte de l’émergence d’un immense réseau souterrain, son impluvium récupère les eaux du Mont Ventoux, des Monts de Vaucluse, du plateau d’Albion et de la montagne de Lure.
La première plongée en scaphandre lourd eut lieu en 1879, le marseillais Nello Ottonelli s’aventura à 23 mètres afin de percer le mystère de la véritable profondeur de la résurgence.
En 1946, Jacques –Yves Cousteau équipé d’un scaphandre autonome descendit à 46 mètres puis à nouveau en 1955 et en 1967 pour atteindre 74 mètres.
En 1981, Claude Touloumdjian, grâce à un mélange oxygène et hélium atteignit 153 mètres.
En 1983 l’allemand Jochen Hasenmayer poursuivit ses investigations jusqu’à 205 mètres.
En 1985 la mission Modera avec robot lève le mystère et affiche 305 mètres.
Pour finir en 1989, le Spélénaute atteint le point le plus bas à 308 mètres.
L’intense beauté de ce site naturel a su émouvoir le cœur de nombreux écrivains et poètes : Sénèque, Pétrarque, Boccace, Chateaubriand, Frédéric Mistral et René Char.
A voir, à faire :
Le musée Pétrarque : on y évoque le séjour du poète dans le village, sa rencontre avec Laure à Avignon. Exposition d’ouvrages anciens. Dessins, estampes du XIIIème aux XIXème siècles.
L’Ecomusée du gouffre : reconstitution (grandeur nature) de grottes avec peintures rupestres. Belle collection de stalactites et autres cristallisations rassemblées par le célèbre spéléologue Norbert Casteret. Pour les passionnés de spéléologie et de souterrains.
La vieille papeterie : Galerie Vallis Clausa. Dernier vestige d’une industrie papetière qui a existé ici depuis le XVIème siècle. La dernière usine a fermé ses portes en 1968. On peut encore voir fonctionné le fouloir à papier mû par une roue à aubes.
Le musée de la résistance : chemin du gouffre. Ouvert en 1990. Les collections comprennent plus de 10 000 pièces et documents évoquant la vie pendant l’occupation. Au 1er étage, présentation de la résistance dans le Vaucluse, de la déportation, de l’idéal de liberté qui animait les hommes et les femmes de cette période noire.
La cristallerie des Papes : dernière cristallerie artisanale de France. Elle s’est ouverte au public en 1998 et retrace l’histoire du verre et du cristal et détaille le travail du verrier…que l’on peut voir à l’œuvre dans l’atelier.
Musée du santon et traditions de Provence : pour découvrir les secrets de la fabrication des santons et une collection exceptionnelle de plus de 2000 pièces.
L’Eglise Notre Dame Saint Véran : Eglise de style roman provençal (XIIème). A l’intérieur, une cuve baptismale du XIIème, retaillée, moulurée et surmontée d’un gracieux crucifix de procession du XVIIIème forment un bel ensemble. A voir aussi, la statue de Sainte Anne en bois polychrome du XIIème siècle et quelques vestiges d’édifices anciens : colonne romaine, fragments de frises carolingiennes…

ISLE / SORGUE (84 800)

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Célèbre pour être la patrie de René Char (1907-1988 : cabinet de travail installé à l’hôtel Campredon), cette petite « Venise du Comtat Venaissin » possède un charme fou.
Une promenade le long des quais vous permettra de découvrir des maisons pourvues de terrasses qui bordent l’eau ainsi que les vieilles roues à aubes qui tournent encore. Autrefois, 70 roues donnaient la force motrice à diverses activités artisanales. La vieille ville cache maisons Renaissance et hôtels particuliers et la superbe église Notre-Dame des-Anges, à l’exubérante décoration intérieure, caractéristique du baroque provençal.
Vous verrez peut-être au fil de l’eau de drôles d’embarcations appelées Nego Shin (littéralement « noie-chien » car peu stables) où de solides gaillards s’entraînent en vue des différentes joutes et autres courses. Ces barques à fond plat sont typiques de la Sorgue et faites pour naviguer en eaux peu profondes. L’utilisateur se déplace à l’aide de la Partègue (grande perche variant entre 3 et 5 mètres).Vous pourrez admirer ce savoir faire traditionnel lors des féeries nautiques proposées chaque année pendant la période estivale (juillet ou août suivant les années se renseigner à l’Office du tourisme : 04 90 38 04 78).
L’Isle- sur-la-Sorgue est aussi la ville des antiquaires et des brocanteurs. Deux foires annuelles (à Pâques et le 15 août) leur sont consacrés regroupant quelques mille brocanteurs venus des quatre coins de l’Europe. Ils proposent leurs marchandises dans sept « villages » de boutiques autour de la gare et le long de l’avenue des Quatre-Otages. Ajoutez à cela un nombre croissant de galeries d’art et l’immense marché aux puces qui se tient le dimanche toute la journée vous risquez fort d’attraper le virus des chineurs et de découvrir l’objet de vos rêves.
Marché traditionnel le jeudi matin.

CAVAILLON (84 300)

Que votre tour des villages ne vous fasse pas oublier la ville de Cavaillon surtout connue pour la qualité de ses melons. Elle est posée au cœur d’une plaine entre la Durance et le Coulon, au pied de la colline Saint Jacques, petit morceau oublié par le massif du Luberon. C’est une ville tranquille, très provençale avec ses cours ombragés de platanes, où s’étalent les terrasses de cafés et défile le corso.
Corso qui a lieu le jeudi après-midi de l’Ascension et le samedi soir suivant. Défilé de chars (confectionnés selon la technique du «  bouillonnage »), etc.…
Le roi des melons se fête en juillet donnant lieu à de grands banquets populaires, dégustation dans la rue, intronisation dans la confrérie des Chevaliers de l’ordre du Melon de Cavaillon et expos de dessins, tableaux, archives, recettes de cuisine : une semaine pour fêter dignement le roi des cucurbitacées.
A voir :
L’arc de triomphe : sur la place du Clos, face à l’office du tourisme. Il a été déplacé ici au XIXème siècle. Les romains l’avaient construit au 1er siècle, au cœur de la ville.

La cathédrale Saint-Véran : consacrée au XIIIème siècle par le pape Innocent IV, elle garde son caractère roman. Nef à six travées et voûtes en berceau brisé. Remarquez, à droite de l’entrée, le squelette grimaçant qui orne le cénotaphe de J.B de Sade. Dans la chapelle Saint-Véran, une toile de Mignard (1657) représente le saint patron de la ville enchaînant la Couloubre, monstre qui, dit-on, terrorisait la région. Dans la chapelle César de Bus, bel ensemble en bois doré du XVIIème siècle. Accolé à la cathédrale, cloître plein de charme et de fraîcheur.

La synagogue : rue Hébraïque : Considérée comme l’un des joyaux de l’art judaïque français, la synagogue de Cavaillon est reconstruite au XVIIIème siècle à l’emplacement d’une synagogue du XVème siècle. Elle est encore inscrite dans la « carrière » qui était le lieu, désigné par les papes, de résidence des communautés juives du comtat Venaissin. Alors que les communautés sont chassées, au XVème siècle, du royaume de France, les papes les accueillent sur leurs terres et les protègent. Toutefois ils les obligent à vivre, dès 1453, dans des rues fermées la nuit, leur interdisent tous les métiers sauf ceux de la brocante, de la fripe et de l’usure. Ils leur imposent un signe distinctif. La communauté de Cavaillon, qui comptait quelque 200 personnes au XVIIème siècle, fonctionnait comme une république autonome avec ses règles, ses chefs et l’interdiction de se mélanger avec les chrétiens. Ses membres, devenant citoyens français à la Révolution, se sont dispersés. La communauté s’amenuise au XIXème siècle jusqu’à disparaître au XXème. La synagogue est alors classée Monument historique en 1924.

Le musée de l’Hôtel-Dieu : porte d’Avignon : installé dans la chapelle (1775) de l’ancien Hôtel-Dieu. On y trouve des objets de l’ancienne pharmacie de l’hôpital : mortier, pots à onguents en faïence et en verre. Egalement une intéressante collection archéologique : vases, bijoux et armes du néolithique trouvés dans les grottes du Luberon, stèles funéraires gallo-grecques et gallo-romaines, bel ensemble de céramiques, statuaire dont une belle tête d’Agrippine du 1er siècle après J-C, monnaies gallo-romaines et autel médiéval de la cathédrale. Expos temporaires en relation avec les collections des musées et le patrimoine de la ville.
La colline Saint-Jacques : partant de la place du Clos, un sentier vous mène – en un gros quart d’heure – jusqu’en haut de ce monticule par un escalier du XVème siècle. Au sommet la romane chapelle Saint-Jacques, construite au XIIème siècle. Beau panorama. Sentier de découverte aménagé par le parc du Luberon et sentier forestier.
Fêtes et manifestations :
Le festival de folklore international : en juillet-août. Comme son nom l’indique ! 20 ans d’existence.
La fête foraine de la Saint-Gilles : elle s’étale sur plusieurs jours début septembre. Animations de rues, fête foraine, concours de chant, etc.…
Marché : le lundi matin.

AVIGNON (84 000)

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Au pied du rocher des Doms, baignée par le Rhône et protégée du mistral par ses vieux remparts, Avignon est une étape obligatoire de tout voyage en Provence. Il faut dire que l’ancienne cité des papes (sept pontifes s’y sont succédé entre 1309 et 1377 et ensuite deux antipapes) a, de son riche passé, conservé un joli bouquet de très beaux monuments.
La découverte du vieil Avignon (secteur sauvegardé le plus vaste de France avec 14 ha) peut demander plusieurs jours : des ruelles tortueuses qui cachent des églises méconnues, des placettes à l’italienne, une foule d’hôtels particuliers…Même si une grosse journée peut suffire à en voir l’essentiel, vous pouvez prévoir un week-end découverte ou de futurs séjours plus longs destinés à approfondir l’exploration de cette ville.
A voir :
Les remparts : c’est la première image qu’offre Avignon. Longs de 4 300 mètres, ils sont jalonnés de 35 tours et percés initialement de 7 portes principales aujourd’hui au nombre de 14. Même si les fossés servent aujourd’hui de parking, même si Viollet-le-Duc, lui a donné, ici ou là, un aspect un peu artificiel, la vieille muraille du XIVème siècle impressionne toujours. Ils furent érigés par Innocent VI en 1355 car les routiers, des bandes de mercenaires désœuvrés lors des trêves entre le Roi de France et le Roi d’Angleterre écumaient la région attirés par les richesses de l’Eglise. Les travaux s’achevèrent en 1370 sous Urbain V. Au XIX ème siècle, il fut question de détruire les remparts pour construire à leur place une voie de chemin de fer, projet heureusement abandonné grâce à l’action de l’écrivain Prosper Mérimée alors conservateur des Monuments Historiques.
L’hôtel des monnaies, dont la façade baroque et ouvragée offre un contraste avec les austères murailles du Palais des Papes qui lui font face, fut édifié en 1619 par le vice-légat. Les aigles et les dragons sont les armes de la famille du cardinal de Borghèse. L’hôtel abrite aujourd’hui le conservatoire de musique d’Olivier Messiaen. Pendant le Festival d’Avignon (sur lequel nous reviendrons avec plus de détails à la fin de la présentation des monuments, sites et musées à voir dans la ville), au mois de juillet, cet édifice est occupé par l’association du Festival Off.
Le palais des Papes : (04 90 275073 ou 74 www.palais-des-papes.com) les différentes salles et chapelles de ce très bel édifice gothique du XIVème siècle ainsi que leurs fresques remarquables ne vous laisseront pas indifférent.
Haut lieu de l’histoire de France, cet édifice détient un triple record : c’est le plus grand palais gothique d’Europe, le seul qui n’ait jamais été construit pour un pape en dehors de Rome et le chantier le plus rapide de son époque. C’est aussi l’un des plus magnifiques exemples d’architecture gothique du XIVème siècle. Derrière une apparente unité, on peut en fait distinguer deux grandes parties au bâtiment : le palais Vieux et le palais Neuf. Prenez d’abord le temps d’admirer la cour d’honneur. Sur ces 1 800 m2 se sont succédé depuis 1947 les plus grands artistes au monde pour le célébrissime festival de théâtre. Jean Vilar n’y croyait pas au départ : « c’est un lieu théâtral impossible. » Pourtant…
Sept papes se sont succédé ici de 1305 à 1378. Mais pourquoi quitter Rome et venir s’installer à Avignon ? C’est que de graves troubles agitaient en ce temps là la cité éternelle. Et puis le comtat Venaissin (qui incluait la ville d’Avignon) était propriété pontificale depuis 1274. La construction du palais ne démarra en fait que sous le règne du 3ème pape, Benoît XII, en 1335. Ce fut l’édification du premier palais, ou palais Vieux, sur le palais épiscopal de son prédécesseur, Jean XXII, dont il ne demeure que le plan. Benoît XII fit donc construire à l’extérieur du palais un donjon «  la Tour des Anges » que l’on flanqua d’appartements privés et protégea d’un rempart, puis celle de la Grande Chapelle, parallèle à la cathédrale Notre-Dame des Doms. De 1138 à 1342 on démolit et rebâtit les différentes ailes de l’ancien Palais Episcopal autour d’un cloître flanqué de deux tours puissantes, donnant au palais l’allure d’une austère et puissante forteresse. Après la construction en 1342 de la Tour de la Garde Robe, contre la face méridionale de la Tour des Anges, Clément VI entreprit en 1344 « l’Opus Novum » par la Salle de la grande Audience, surmontée de la Grande Chapelle .L’édification de l’aile des Grands Dignitaires, en retour d’équerre, permit de délimiter une vaste et imposante cour d’honneur. Clément VI, successeur de Benoît XII, acheva de faire construire le Palais Neuf en 1351 qui viendra compléter le premier ouvrage. Bien évidemment, la cité devient l’une des plus prospères d’Europe. Son architecture s’enrichit considérablement, se développant jusqu’à Villeneuve-lès-Avignon où Innocent VI fonde une chartreuse.
Le dernier pape, Grégoire XI, décida de retourner à Rome en 1376. Sa mort, en 1378, marqua le début du Grand Schisme qui divisa l’Eglise catholique : deux papes reconnus uniquement par la France, l’Espagne et le royaume de Naples (Clément VII et Benoît XIII) s’entêtèrent à vouloir rester en Avignon ; ce qu’ils firent jusqu’en 1403, date à laquelle Benoît XIII laissa la place au représentant de Jean XXIII qui, contraint par deux sièges successifs, abandonna définitivement le palais en 1411. A partir de ce moment- là, l’édifice ne fut plus occupé que par des légats du pape, jusqu’en 1791, année d’annexion du comtat à la France.
Parmi ceux qui ont contribué à l’édification du palais n’oublions pas les architectes français Pierre Peysson et Jean du Louvres dit de Loubières et des grands fresquistes de l’école de Sienne, Simone Martini et Matteo Giovannetti.
La cathédrale Notre-Dame-des-Doms : c’est le plus vieil édifice religieux de la ville, reconstruit au milieu du XIIème siècle. Immanquable avec la statue étincelante de la Vierge que le XIXème siècle a cru bon de percher au sommet du clocher. Ample nef, romane à l’origine, à laquelle une galerie a été ajoutée au XVIème siècle. Dans le chœur, siège en marbre blanc du XIIème siècle où les papes d’Avignon s’asseyaient régulièrement. Une chapelle voisine de la sacristie abrite le tombeau de Jean XXII (1345). Trésor.
Le rocher des Doms : site préhistorique puis oppidum celto-ligure, c’est le lieu de naissance d’Avignon. Aujourd’hui transformé en jardin public. Agréable promenade et belle vue sur le Rhône, la Barthelasse (plus grande île fluviale de France avec 700 ha) . Et, par beau temps, le Ventoux. Allez lire l’heure au cadran solaire analemmatique (c’est votre ombre qui marque l’heure).
La rue Banasterie : depuis le rocher des Doms, une volée de marches conduit à la rue principale d’un quartier paisible qui fut celui des Banastiers (artisans vanniers) avant de devenir aux XVIIème et XVIIIème siècles celui de la haute bourgeoisie. Au pied de l’escalier, petite chapelle des Pénitents noirs (XVIIème). La rue Banasterie cache quelques beaux hôtels particuliers comme au n°17, la maison Gracié-de-Vinay ou l’hôtel Madon-de-Château-Blanc au n°13. Tout au bout, l’église Saint Pierre dont on se contentera (elle est toujours fermée) de détailler la superbe façade gothique (XVIème) au non moins superbe portail et le très élancé clocher du XIVème siècle.
La place de l’Horloge : à l’emplacement du forum antique, c’est toujours avec ses cafés aux vastes terrasses, le centre névralgique d’Avignon, surtout pendant le festival. Sur la façade du théâtre, la statue de Molière observe tout cela d’un air dubitatif. A l’angle de la place et de la rue de la République, glissez-vous dans l’élégante cour du palais du Roure construit en 1469. Dans la rue de Mons, joli hôtel de Crochans (XIVème) qui abrite la maison Jean Vilar.
La rue Joseph-Vernet : la rue la plus chic de la ville, avec ses boutiques de luxe et ses élégants salons de thé. Avec une belle régularité s’y succèdent les façades d’hôtels particuliers des XVIIème et XVIIIème siècles. Au n°35 hôtel de Barbier- Rochefort et de Raousset-Bourbon et juste en face, l’hôtel Suarez-d’Aula. Accolée, la chapelle de l’Oratoire, de 1747.
Le musée Lapidaire : 27, rue de la République (04 90 86 33 84) Installé dans une ancienne chapelle du collège des jésuites(XVIIème). Beau décor pour présenter une partie des collections archéologiques du musée Calvet, consacrée notamment à la période gallo-romaine. Des sculptures essentiellement, comme la Tarasque de Noves, monstre mi-loup mi-lion (dans la première chapelle de droite), pièce unique au monde, dont les spécialistes ignorent encore si elle est d’origine antique ou médiévale. Au pied des marches conduisant au chœur, autel votif consacré à Jupiter-Taranis. Belles statues de guerriers gaulois. Egalement une très riche collection de monuments funéraires (stèles égyptiennes et grecques, urnes étrusques) et des objets de la vie quotidienne.
Le musée Requien (04 90 82 43 51) Tout petit musée d’histoire naturelle qui, en quelques vitrines, évoque toute l’histoire du monde ! Pour découvrir qu’il ya 6 millions d’années la Provence était recouverte d’eaux transparentes dignes des Bahamas. Belle collection de fossiles, de troncs silicifiés de palmiers trouvés à Rustrel, cristaux géants de gypse, ours du Ventoux naturalisé etc... Intéressantes explications sur la naissance de l’ocre, le phénomène de Fontaine de Vaucluse. Bibliothèque
Le musée Calvet : 65, rue Joseph-Vernet (04 90 86 33 84) Superbe bâtiment du milieu du XVIIIème abritant une sorte de (très) petit Versailles, dont le legs d’Esprit Calvet (1810), ainsi que les récentes donations de l’antiquaire Marcel Puech : peintures, sculptures, arts décoratifs, argenterie, sculptures asiatiques. La salle Victor-Martin présente une intéressante collection d’art moderne (Manet, Sisley, Soutine). Rendez-vous aussi dans la belle galerie Vernet qui abrite des peintures du XVème au XIXème siècle (Mignard, Vernet, Chassériau, Corot, David). On y admirera aussi des sculptures égyptiennes grecques, étrusques, paléochrétiennes et médiévales, ainsi que des vases, bronzes et verreries antiques.
La collection Lambert, musée d’Art Contemporain : 5 rue Violette (04 90 16 56 20) : créé en juin 2000, ce nouveau musée a pu voir le jour grâce à un geste généreux d’Yvon Lambert, grand marchand d’art, qui a confié à la ville d’Avignon quelques 350 œuvres de sa collection. Une sélection est exposée pendant 2 à 3 mois chaque année, généralement en hiver. Le reste du temps, place à d’intéressantes expos temporaires montrant les travaux d’artistes américains et européens (art minimal, conceptuel, land art). Un must pour les amateurs d’art contemporain des années 1960 à nos jours, présenté ici sous toutes ses formes : peintures, sculptures installations, vidéo, photographies…Parmi les artistes de la collection Lambert proprement dite, on peut citer Christian Boltanski, Nan Goldin, Robert Ryman ou Jean-Michel Basquiat. Parfois des forums et rencontres avec le public, histoire d’en faire un lieu qui bouge, permanent de créativité. Agréable cafétéria et librairie.
Le musée Louis-Vouland : 17, rue Victor-Hugo.04 90 86 03 79 : un bel hôtel particulier construit à la fin du XIXème siècle qui abrite une prestigieuse collection d’arts décoratifs rassemblée par son propriétaire, Louis Vouland, un Avignonnais qui avait fait fortune dans la charcuterie et le commerce colonial. Du salon à la salle à manger, tout ou presque est resté en l’état. Monsieur Vouland avait un goût prononcé pour les XVIIème et XVIIIème siècles. On découvrira donc ici des faïences de Moustiers et de Marseille comme de Delft (joli porte-montre), délicates statuettes en porcelaine de Saxe, fauteuils d’époque 1720 et 1730, garnis de tapisseries de Beauvais qui évoquent les fables de La Fontaine, superbe bahut Renaissance à deux corps, en noyer, du XVIème siècle, amusant (et sûrement très, très cher) nécessaire de voyage de la comtesse du Barry avec un service à thé en vermeil, aux murs, grandes tapisseries d’Aubusson et des Gobelins. Le salon chinois avec ses vases et ses potiches époque Ming nous a également séduits.
Le musée fondation Angladon-Dubrujeaud : 5, rue Laboureur.04 90 82 29 03.Ce petit musée installé dans un hôtel particulier du vieil Avignon nous convie à une jolie visite. Les plus grands artistes des XIXème et XXème siècles y sont représentés : Van Gogh, avec le seul tableau de l’artiste exposé dans le sud de la France, Cézanne, Degas, Daumier, Sisley, Picasso, Foujita, Modigliani… Ces chefs-d’œuvre proviennent de la collection du couturier parisien Jacques Doucet (1853-1929), célèbre collectionneur et mécène dont les héritiers, Jean et Paulette Angladon-Dubrujeaud, ont habité cette demeure ouverte au public en 1996. Après la collection moderne exposée au rez-de-chaussée, on parcourt à l’étage un intérieur d’amateurs d’art contenant des œuvres du Moyen-âge au XVIIème siècle et une suite de salons du XVIIIème siècle. Ce bel ensemble de meubles et d’œuvres d’art est honoré de grandes signatures : Chardin, Joseph Vernet ou Hubert Robert. Une salle est également consacrée aux donateurs.
Le musée du Petit Palais 04 90 86 44 58 : situé près de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms. Installé dans un bel édifice du XIVème siècle qui servait de résidence aux évêques de la ville, ce musée expose son élégante façade crénelée style Renaissance non loin du Palais des Papes. Il contient de riches collections d’œuvres du Moyen-âge et de la Renaissance venant de la collection Campana. Ecoles vénitienne, florentine, siennoise, école des Marches, Carpaccio, Giovanni di Paolo, Botticelli….de quoi en prendre plein les yeux.
La chapellerie Mouret : 20 rue des Marchands 04 90 85 39 38. Dans la zone piétonne. Première et unique chapellerie de France à être classée par les Monuments historiques. Cette boutique a su intégralement conserver son décor d’origine datant de 1860 (style Louis XVI). Chapeau !
L’église Saint Didier : édifiée au XIVème siècle, de 1356 à 1359, c’est un joli exemple d’église gothique méridionale. Son clocher massif à six pans est un modèle du genre. Façade d’une belle simplicité. Nef unique terminée par une abside pentagonale. Dans la première chapelle à droite (n’oubliez pas d’appuyer sur l’interrupteur), portement de croix en marbre, du XVème siècle, commandé par le roi René et d’un joli manichéisme : si la Vierge respire la bonté, les centurions ont franchement des mines patibulaires. Vous y verrez les reliques de Saint Bénezet et de Saint Pierre de Luxembourg ainsi qu’un retable de Francesco Laurana (1476). A deux pas de l’église (dans la rue du Laboureur), jetez un coup d’œil à la façade de l’ancienne Livrée Ceccano, bel exemple de maison forte, bibliothèque municipale depuis 1982.
La rue du Roi René : étroite et cernée par de sombres et hautes façades d’hôtels particuliers du XVIIème siècle. Remplacez la chaussée et les trottoirs étroits par un canal et vous êtes à Venise.
La rue des teinturiers : petite rue tranquille hors saison, qui change complètement de physionomie pendant le festival. Pleine de charme avec sa rivière, ses roues à aubes, les passerelles pour gagner l’entrée des maisons. Son nom vient des fabricants d’indienne installés dans le quartier au XVIIIème siècle. Au cœur de la rue, la chapelle des Pénitents Gris abrite la dernière confrérie parmi les sept qui existaient à Avignon. Sept est, paraît-il, un chiffre magique, Avignon a donc de la chance ; son nom comprend sept lettres, on y entre par sept portes, la ville est divisée en sept paroisses et a connu sept papes.
Le pont Saint-Bénezet 04 90 27 51 16 Plus connu sous le nom que lui donne la chanson « Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse… ». A noter qu’on ne dansait pas « dessus » (c’était réservé à la circulation) mais « dessous ». Construit au XIIème siècle, le pont d’Avignon est l’ouvrage le plus ancien construit sur le Rhône entre Lyon et la Méditerranée. Détruit en 1226, il est reconstruit et compte alors 22 arches. Mais les caprices du Rhône causeront encore plusieurs fois sa ruine, jusqu’au XVIIème où il fut définitivement abandonné. La visite des vestiges du pont, et en particulier de ses deux chapelles, permet de découvrir une page essentielle de l’histoire d’Avignon, mais aussi la légende du fondateur de l’édifice, Saint Bénezet, et l’origine de sa chanson qui a fait le tour du monde. Particulièrement joli au soleil couchant, vu de l’île de la Barthelasse. A signaler que ses berges ont été refaites en l’an 2000.
Face aux remparts d’Avignon ne manquez pas l’île de la Barthelasse qui est ceinturée par les deux bras du Rhône, s’étendant sur 700 hectares dont 400 cultivables (maraîchers) et qui est l’île fluviale la plus vaste d’Europe. Elle est donc sillonnée par des petits chemins et des petites routes très agréables à parcourir à bicyclette. L’île étant dédiée à l’agriculture et principalement aux primeurs, un marché paysan se tient de mai à octobre le samedi de 16 heures à 19 heures chemin du halage. L’île ne s’est stabilisée qu’au XIXème siècle après la construction de digues. Toutefois cela n’empêche pas les crues importantes (2001 et 2003).La vue sur Avignon depuis la promenade en face du pont Saint Bénezet est magnifique. Et si vous avez la chance de pouvoir obtenir une table dans un des restaurants de l’île pour la fin d’après-midi vous n’oublierez pas de sitôt ce moment si romantique ! Une navette fluviale gratuite permet de traverser le Rhône pendant la saison estivale. Au recensement de 1990 l’île comptait 934 habitants.
Maintenant que nous avons établi les principales sources d’intérêt à visiter ou regarder à Avignon, nous allons nous pencher sur la métamorphose que subit la ville au mois de juillet : des milliers d’affiches qui grimpent à l’assaut des lampadaires, la place de l’Horloge envahie d’une foule si dense qu’il est difficile de s’y frayer un chemin, la place du Palais qui renoue avec son passé médiéval entre jongleurs, gratteurs de guitare et bateleurs, eh oui c’est l’heure du Festival !
Un initiateur de génie : Septembre 1947 : Jean Vilar, directeur du théâtre national populaire (TNP) de Chaillot, a cédé à l’insistance de ses amis, le poète René Char et Christian Servoz, éditeur des Cahiers d’Arts : il joue dans la cour d’honneur du Palais des Papes, trois pièces en complément de la prestigieuse expo d’art contemporain qu’ils ont organisée dans la Grande Chapelle. La « Semaine des Arts », qui prendra le nom de Festival l’année suivante est née. Vilar, homme de gauche, partisan d’un théâtre civique, semble avoir trouvé l’endroit idéal où amener « au plus grand nombre, et au moins bien pourvus, le pain et le sel de la connaissance ».
De 1951 à 1962, le TNP de Vilar a le monopole de la programmation théâtrale du Festival, revisitant des classiques populaires avec une mise en scène plus dépouillée, dans des décors réduits à leur plus simple expression : plusieurs Shakespeare, un Cid dont Gérard Philipe donne la première en 1951, assis, une jambe plâtrée suite à une mauvaise chute. Autour de Vilar, toute une nouvelle génération de comédiens (Alain Cuny, Michel Bouquet, Germaine Montero…et une toute jeune fille, Jeanne Moreau), qui dorment chez l’habitant, font la fête sur l’île de la Barthelasse… Des instants figés pour l’éternité par les photos d’Agnès Varda…baby sitter des enfants Vilar.
Au-delà du théâtre, creuset de la création artistique : A partir des années 1960, le Festival s’ouvre à d’autres troupes dont celle de Planchon, à d’autres formes d’expression : la danse avec Maurice Béjart et son ballet du XXème siècle, le cinéma avec la première mondiale de La Chinoise de Godard en 1967.
Au début des années 1970, c’est l’explosion du Festival off, le festival « parallèle » d’où sortiront Zingaro ou le Royal de Luxe.
Les années 1980 écriront également quelques belles pages de l’histoire du théâtre : le Mahâbhârata de Peter Brook dans l’exceptionnel décor de la carrière de Boulbon, l’aube qui se lève au terme des 12 heures du Soulier de Satin monté par Antoine Vitez, Ariane Mnouchkine et sa trilogie shakespearienne sous influence japonaise, la magique Tempête d’Alfredo Arias…Depuis plus de vingt ans, l’animation se partage entre le Festival « in » (ou festival proprement dit) qui propose environ 50 spectacles dans une vingtaine de lieux, et le festival « off », complémentaire du premier, avec des spectacles montés par quelques 500 compagnies dans plus d’une centaine d’endroits. Si le Festival in est naturellement le plus en vue et le plus prestigieux, il forme un tout avec l’autre, plus amateur mais nécessaire à la révélation de nouveaux talents.
Une « institution », et le bonheur de tous ! Cinquantenaire, devenu une institution, le Festival d’Avignon n’échappe pas à la critique : s’il est vrai que la création artistique y trouve toujours son compte, metteurs en scène et comédiens n’y viennent plus vraiment porter la bonne parole théâtrale aux masses populaires. Les Avignonnais s’énervent aussi parfois contre l’invasion juilletiste, s’insurgent contre un certain parisianisme du Festival, ce qui ne les empêche pas de fréquenter eux-mêmes les spectacles avec assiduité. Il est sûr que si vous vous trouvez en Provence au mois de juillet, il serait dommage de ne pas vivre cette expérience fantastique que représente la participation au Festival, le plus dur étant de trouver une place de parking pendant cette période !
Si vous voulez approfondir votre connaissance sur les arts du spectacle et l’histoire du théâtre depuis 1945, rendez-vous à la Maison Jean Vilar, 8 rue Mons, Hôtel de Crochans (XVIIème), où vous attendent les archives du festival d’Avignon depuis sa création. Vidéothèque gratuite. Bibliothèque. (04 90 86 59 64).


Si vous disposez encore de suffisamment de temps et que la découverte d’autres villages provençaux aiguisent votre curiosité, nous pouvons aiguiller votre chemin vers :


MURS

A 10 km de Gordes, par une route sinueuse offrant de belles vues, un village de caractère totalement perdu dans la nature et qui a vu naître Crillon le brave, compagnon d’armes d’Henri IV. Vous pourrez également faire le tour d’un château du XIIème siècle (privé) situé à la sortie du village. Joli petit lavoir à l’entrée de ce charmant village depuis lequel vous pourrez admirer un chêne majestueux plusieurs fois centenaire sous lequel vous pourrez vous ressourcer et méditer à volonté.

JOUCAS

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Le fief de Joucas fut donné en 1122 à Guiraud et Bertrand d’Agoult par leur oncle l’évêque d’Apt et devint le siège de la commanderie des Hospitaliers Saint Jean de Jérusalem dont il ne reste presque rien aujourd’hui. Lors des guerres de religion, les protestants en font une base de retranchement et tuent le prieur.Joucas a conservé son moulin à huile, en partie troglodytique encore doté de sa meule et de son mécanisme autrefois actionné par un âne, son pressoir, sa cheminée et ses cuves. L’église Notre Dame arbore un clocher à arcades ainsi qu’un décor en trompe-l’œil à l’intérieur. Les ruelles piétonnes sont caladées.
A faire : près de Joucas vous pourrez effectuer vote baptême de l’air en Montgolfière en vous rendant sur la D 102-Provence Ballooning (GB, D, NL), survol en montgolfière de la vallée du Calavon-Le Mas Fourniquière- 04 90 05 76 77-04 90 05 79 21.

LIOUX

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tout petit village situé sous une falaise vertigineuse où nichent les rapaces. Cette falaise vaut le détour car elle peut être le point de départ d’une superbe randonnée. (Voir chapitre randonnées).

Saint-Saturnin- lès-Apt (84 490)

A 9 km au nord-ouest d’Apt, par la D 943, joli bourg qui semble accroché à la roche. Grimpette conseillée jusqu’aux émouvantes ruines du village médiéval et du château, baignées par un petit lac créé au XVIIème siècle pour alimenter Saint-Saturnin en eau. Trois enceintes fortifiées construites aux XIIIème, XIVème et XVIème siècles dont il subsiste le portail « Ayguier » vous y attendent. Si vous traversez le pont du barrage vous aurez accès à deux moulins à vent du XVIIème, et vous découvrirez plusieurs aiguiers du XIXème (points d’eau où venaient boire les bêtes), dont un avec un impluvium à ciel ouvert et plusieurs bories. Vous pourrez également rendre hommage à Joseph Talon, père de la trufficulture en Vaucluse dont la théorie était simple : «  Si vous voulez récolter des truffes, plantez des glands ! » en admirant sa statue située dans le village.
A faire : tout comme à Joucas, vous pourrez découvrir les environs en montgolfière grâce à Montgolfière Vol –Terre : vol d’une heure tous les matins au dessus des carrières d’ocre de Roussillon-Hameau des Goubauds 04 90 05 60 93 ou 06 03 54 10 92.

SAUMANE

Dans les environs de Fontaine-de-Vaucluse, à 4 km au nord par la D 57. Petit village au pied d’un château du XVème siècle joliment dressé sur un éperon rocheux (ne se visite pas). Il a appartenu à Baudet de Sade, parent du divin marquis qui y séjourna pendant son enfance. Vente de poteries. Le chanteur Dave possède une maison dans les environs.

PERNES

A 5,5 km au sud de Carpentras par la D 938. Ancienne capitale du Comtat Venaissin, cette ville ressemble pourtant encore peu ou prou à ce qu’elle était au XVème siècle. Beaucoup de charme avec ses vieilles murailles baignées par la rivière, ses tours et portes médiévales et le bruit enchanteur de la quarantaine de fontaines qui lui ont donné son nom.

ANSOUIS

Splendide village perché sur une colline, au pied de son château, propriété depuis le XIIème siècle d’une des grandes familles de Provence, les Sabran, dont l’église a béatifié deux membres, Elzéar IV de Sabran et son épouse Delphine de Signes. Le château : forteresse purement défensive à l’origine (Xème siècle), le château a connu de nombreuses transformations aux XIIème et XIIIème siècles. L’élégant corps de logis principal date du XVIIème siècle. On y découvre un escalier monumental surmonté d’une voûte à caissons et des appartements aux charmantes gypseries (XVIIIème) dont les fenêtres s’ouvrent sur les jolis jardins suspendus. Présence de tapisseries des Flandres dans la salle-à-manger, cuisine avec ses cuivres étincelants… Dans un autre genre, les enfants adoreront visiter le cachot et découvrir les armures.
En août, concerts classiques et récitals lyriques dans le cadre des Musicales au château.

SIVERGUES

A 12 km au sud d’Apt par la D 114. On y accède aussi par Bonnieux. « C’est bougrement perché Sivergues ! Et perdu au diable… » Ainsi s’était exprimé Henri Bosco lors de sa première visite à ce village en cul de sac (la route s’y arrête). Ce qui fait à la fois son charme et sa chance car ici pas d’hôtels de luxe, pas de hordes de touristes mais uniquement la beauté de son site majestueux, l’authenticité du cadre et le calme du site uniquement perturbé par les remarques enthousiastes de quelques randonneurs de passage. La rivière Aiguebrun coule non loin de là, et l’on aura pu commencer sa randonnée depuis la ferme des Seguins au creux du vallon au pied e l’imposante falaise. L’origine de la localité de Sivergues semble datée du Vème siècle, lorsque le femme de Saint Castor et six compagnes y avaient fondé un couvent. Certains d’ailleurs attribuent le nom de la commune à ces six vierges .Cité en 1067 « Sex Virgae » et vers 1200 «  Sivergia » ; autre étymologie « severaticum » : à l’écart, au loin. En 1545, Sivergues, comme de nombreux villages vaudois est fortement touché par la répression conduite par Jean Maynier Baron d’Oppède. A voir : L’Eglise Saint Pierre et Sainte Marie (fin XVIème), le temple protestant du XIXème, les ruelles en calade, au Castellas : ruines d’un château médiéval et église romane (St Trophime XIIème), cimetière vaudois, plusieurs tombes rupestres (creusées dans le roc) aux cros et Domaine de Paris, nombreuses bories.

BUOUX

A 8 km au sud d’Apt par la D 113. Le coin est connu moins pour son village (un hameau, en fait) que pour le vallon de l’Aiguebrun voisin. Des gorges creusées par l’une des rares rivières permanentes du Luberon. Vertigineuses falaises, paradis des grimpeurs depuis qu’Edlinger y a ouvert quelques voies. De l’entrée du vallon, on peut facilement grimper (à pied) jusqu’aux ruines du fort de Buoux, démantelé par Louis XIV qui craignait que les Huguenots ne s’y réfugient. Il n’en reste pas grand-chose, mais le site est plutôt exceptionnel.

Clef n°2 : LES PRODUITS DU TERROIR.

La lavande : l’essence de Provence
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Découverte en Perse et aux Canaries, la lavande fait son arrivée en Provence à l’époque romaine. On s’en servait alors pour parfumer les bains ou pour laver le linge. L’utilisation donne le nom à la plante. Ainsi s’explique le cousinage entre la plante bleutée et odorante et les belles lavandières qui travaillaient au bord des rivières.
De la lavendula au lavandin en passant par l’aspic : avant d’arriver dans le jardin des simples (jardin de plantes aromatiques aux simples vertus médicinales sans préparation particulière) la lavande poussait à l’état sauvage sur le sol des montagnes calcaires et arides entre 500 et 1800 mètres d’altitude. L’essor de la parfumerie au XIXème siècle a entraîné sa mise en culture sur les terres de Provence. De la lavande « fine » ou « vraie », on tire par distillation l’huile essentielle et celle du Vaucluse bénéficie de l’AOC « huile essentielle de haute Provence ». L’aspic est une autre variété naturelle à larges feuilles et longues hampes florales dont le parfum est plus camphré. Le croisement des deux a donné le lavandin dont les qualités sont idéales pour l’industrie de la savonnerie.
Les vertus de la lavande : La tradition a toujours utilisé la lavande pour calmer les troubles du sommeil autant que pour ses vertus désinfectantes et cicatrisantes. Mais la lavande fait naître aussi des plaisirs gourmands. Les abeilles la butinent pour donner un des miels les plus subtils. Les gourmets l’utilisent dans leurs sorbets, crèmes glacées ou bonbons. Au fond de nos armoires, elle conserve un parfum de vacances éternelles.
Pays de Sault : chemin des lavandes à Sault, boucle pédestre de 4km au milieu des champs de lavande, jalonnée de panneaux pédagogiques relatifs aux différentes espèces et au procédé de distillation. Accès libre. Office de tourisme de Sault 04 90 64 01 21.
Lavandes en fête : le 15 août à Sault. Le village de Sault se pare de couleurs mauves le temps d’une journée riche en animations. Sur l’hippodrome du Defends, le concours de coupe à la faucille précède le défilé de groupes folkloriques provençaux et des attelages. De nouveaux défilés, un spectacle équestre et un concert provençal rythment l’après-midi. Différentes animations accompagnent encore le marché des produits de la ferme. A midi, un grand repas champêtre à base des produits du Pays de Sault est organisé à l’ombre des chênes.
Le musée de la Lavande à Coustellet (84 220), route de Gordes, 04 90 76 91 23.Certains collectionnent les porte-clefs ou les sous-bocks de bières. La famille Lincelé s’est lancée dans la collection d’objets autrement plus encombrants : les alambics à lavande. Il faut dire que chez les Lincelé, on est cultivateur et distillateur de lavande fine de père en fils. Et pour ces producteurs, la superbe collection d’alambics rassemblée dans ce musée est aussi un moyen de promotion de la « vraie » lavande, protégée par une AOC, qu’on prendra bien soin de ne pas confondre avec le lavandin. Belle collection donc, d’alambics en cuivre rouge de 1626 à nos jours, récupérés, pour la plupart, dans les Alpes- de-Haute-Provence. Devant chaque alambic, des panneaux explicatifs font découvrir toutes les techniques de distillation de la lavande : à feu nu, au bain-marie, à vapeur, à concrète (il n’existe plus que deux alambics à concrète dans le monde, dont celui-là), etc.…Film documentaire (10 mn) sur la coupe et la distillation moderne de la lavande et démonstration du processus (avec alambics) tous les jours en juillet-août. Enfin, boutique de produits avec huiles essentielles, bouquets séchés, cosmétiques naturels etc.
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Concernant Coustellet, nous tenons à vous signaler qu’il s’y déroule le dimanche matin un marché classé « marché d’exception », qui est très renommé dans la région : il rassemble en effet des agriculteurs et des petits producteurs de plus de 17 communes, qui peuvent tout vous dire sur l’origine et la qualité de ce qu’ils vendent car ils l’ont eux-mêmes cultivé ! En été, ce marché est également ouvert le mercredi après-midi à partir de 17 heures.
Maison des producteurs à Sault : coopérative des producteurs du Pays de Sault. Vente directe des produits de Lavande et des productions des agriculteurs. Rue de la République 04 90 64 08 98.
Distillerie les Coulets à Apt : Mr et Mme Borde font découvrir leur distillerie. On peut bien sûr se procurer sur place des produits issus de leur travail. Visite libre pour particuliers. Route de Rustrel, 84 400 Apt 04 90 74 07 55.
Corso de la lavande à Valréas : début août. Les chars fleuris (dont celui de miss corso) défilent, accompagnés de groupes folkloriques, de fanfares et de parades de majorettes. Les comtadines distribuent des bouquets de lavande. A la clôture du défilé, un atomiseur de lavande embaume Valréas le temps d’une soirée. Office de tourisme : 04 90 35 04 71. Les vignobles et les vins : l’esprit d’une civilisation. « Journée sans vin, journée sans soleil » dit un vieux dicton. Aucun risque de ce côté-là, le Vaucluse jouit de l’un et de l’autre. Et des bords du Rhône aux coteaux du Luberon ou du Ventoux la longue histoire du vin s’exprime dans un langage coloré et fleuri.
La culture dans tous ses sens.
Tessons d’amphores à vin, tête de Bacchus à Vaison-la-Romaine, à Villelaure, à Gigondas, scène de vendange en bas-relief à Beaumes-deVenise, les archéologues ont mis à jour plus que des statues, mais un culte de la vigne et du vin célébré depuis l’antiquité par les Grecs, les Celto-ligures et les Romains. Il continue au Moyen Age, si l’on pense à cet habitant de Vaison qui donne trois vignes aux Templiers pour la rédemption de son âme. Et bien sûr, la villégiature papale à Chateauneuf-du-Pape encourage l’extension du vignoble. Elle s’est poursuivie depuis malgré les périodes difficiles du XVIIIème où celle, terrible, de la fin du XIXème qui a vu le phylloxera menacer l’ensemble du vignoble français. La taille de la vigne se fait en hiver. Au printemps, elle se couvre de feuilles d’un vert très tendre, resplendissant dans le soleil, et qui ajoute aux couleurs de la nature provençale une touche de fraîcheur. Les vendanges se font entre la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre. La vigne se couvre alors de couleurs rouge, fauve et or qui appellent déjà les discours que l’on pourra tenir en dégustant le vin, dans l’intimité chaleureuse des caves.
Dissertation : les goûts et les couleurs.
A tout seigneur, tout honneur, le Chateauneuf-du-Pape : du blanc, l’amateur recherche ses arômes floraux et sa finesse mais du rouge, il évoque le caractère ample et le bouquet de grande classe. Cette nature charpentée est aussi celle des Gigondas et des Vacqueyras qui révèlent de subtils équilibres d’arômes d’épices et les fruits. Ces vins sont des vins de garde, qui vieillissent avec noblesse. Cairanne, Rasteau, Roiaix, Sablet, Séguret, Visan, Valréas produisent le Côtes-du-Rhône village. Rasteau ajoute à ces crus la production de vin doux naturel et Beaumes-de-Venise celle du célèbre Muscat de Beaumes-de-Venise que nous vous conseillons de goûter à l’apéritif servi bien frais bien sûr.
La profusion des senteurs et des arômes des côtes de Ventoux touche à l’exubérance : les fruits, les épices, les résineux, le cuir et même la truffe. Les parfums des rosés évoquent une partition de musique où la framboise note le contrepoint à la rose et au genêt. Quant aux blancs, légers et subtils, ils mélangent les parfums du narcisse, du géranium et de l’iris aux touches raffinées de poire, de pomme verte, d’amande et d’agrumes. La poésie des côtes du Luberon lui vient aussi de ses couleurs lorsque le rouge miroite brillamment entre la pourpre et le rubis et le rosé prend des tons cerisés.Les reflets verts du blanc cachent des notes aromatiques de tilleul et d’anis. C’est un des plaisirs du vin que de s’allier avec bonheur à l’art de la conversation.
Sentiers de découverte :
Haut-Vaucluse / Rasteau : sentier viticole de Rasteau 04 90 46 15 48.
Haut-Vaucluse/Mondragon : sentier découverte des vignobles 04 90 40 60 29
Haut-Vaucluse / Cairanne : petite promenade de mise en bouche 04 9030 85 71
Avignon / Chateauneuf-du-Pape : circuit pédestre 04 90 39 57 46
Luberon / Cucuron : les sentiers des vignerons de Cucuron 04 90 77 12 74
Luberon / Oppède : Le sentier viticole d’Oppède 04 90 30 85 71
Inter-Rhône : interprofession des vins AOC, Côtes-du-rhône et vallée du Rhône.6 rue des Trois Faucons.84 000 Avignon : 04 90 27 24 00.
Syndicat général des Vignerons des Côtes-du-Luberon 90 boulevard Saint-Roch BP 12 84 240 La Tour-d’Aigues, 04 90 07 34 40.
Syndicat Général des Vignerons des Côtes-du-Ventoux, Château Durbesson. Route de Velleron 84 975 Carpentras Cedex 04 90 63 36 50. Caveaux et découverte : les domaines cités allient la dégustation-vente et une activité culturelle dans le Luberon.
Château de Mille à Apt (84 400) L’un des plus anciens châteaux viticole de la région, ancienne résidence estivale des Papes d’Avignon au XIVème siècle, également lieu de séjour de Jean Giono et Frédéric Mistral. 04 90 74 11 94.
Château Turcan, domaine viticole, musée du vin à Ansouis (84240). Propriété dans la même famille depuis 1800. Abrite un musée, un des plus riches de France, avec près de 2000 objets de la viticulture, de la viniculture ainsi que de la tonnellerie. De nombreuses pièces sont uniques et datent de plusieurs siècles.04 90 09 83 33.
Cave de Bonnieux (84 480) Doyenne des caves coopératives de Vaucluse. 04 90 75 80 03.
Château La Canorgue à Bonnieux (84 480) Très belle bastide provençale du XVIIème siècle, culture biologique et biodynamique. 04 90 75 81 01.
Chartreuse de Bonpas à Caumont-sur-Durance, monument historique, bâtiments des XIIème, XIVème et XVIIIème siècles et jardins à la française ouverts au public.04 90 23 09 59.
Domaine de la Tuilière à Murs (84 220), exposition d’aquarelles, de photos de la faune et de la flore de la région, de tuiles romaines. 04 90 05 73 03.
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Domaine viticole- Jardin floral à Pertuis (84 120) Château Val Joanis est un domaine viticole de 400 hectares situé au cœur du Luberon. Chais, caveau de dégustation et les magnifiques jardins sont ouverts aux visiteurs. Boutique d’objets du vin, du jardin et souvenirs provençaux. 04 90 79 93 36.
Domaine de la Citadelle à Ménerbes (84 560) Abrite le musée du Tire-bouchon. Collection unique de plus de 1000 pièces, du XVIIème à nos jours.04 90 72 41 58.
Château Saint-Pierre-de-Méjans à Puyvert (84 160) Prieuré bénédictin du XIIème siècle, très belle cour intérieure.04 90 08 40 51.
Domaine Girod à Roussillon (84 220), exposition de lithographies, produits du terroir. 04 90 05 84 03.
L’olive et l’huile d’olives.
L’olivier est un arbre qui aime la chaleur mais qui peut résister au froid ; qui pourrait être gigantesque mais que l’homme maintient à une hauteur moyenne pour mieux récolter ses fruits ; qui peut traverser les siècles ; et c’est un arbre reconnaissant. Il suffit qu’on lui fasse un peu de bien, il vous le rend au centuple. Les variétés d’oliviers et d’olives sont nombreuses. Celle qui fait la réputation du Vaucluse se nomme « l’Angladau » appelée également « la Verdale de Carpentras ». « La Tanche », qui bénéficie d’une AOC sous le nom d’olives de Nyons se récolte surtout dans le haut du département. La fabrication de l’huile est une technique ancienne qui n’a pas profondément changé depuis l’Antiquité. L’huile d’olive est dotée de nombreuses vertus.
Vous pourrez approfondir vos connaissances à propos de l’huile d’olive en vous rendant au musée du Moulin des Bouillons près de Gordes, à 5 km au sud, sur la route de Saint Pantaléon(D104). Dans un vieux (XVIème siècle) moulin à huile d’olive, un impressionnant pressoir de bois : 10 mètres de long et 7 tonnes ! Exposition sur l’huile d’olive et toutes ses utilisations. Collection de lampes à huile, jarres, amphores. Histoire du savon de Marseille. 04 90 72 22 11.
Moulin Mathieu, route du pont neuf 84 580 Oppède 04 90 76 90 66.
Moulin Saint-Augustin RN 100-La ferme des Hermitants 84 580 Oppède. O4 90 72 43 66.
Maurice Julien, Quartier Gravière 84 490 Saint Saturnin-d’Apt.04 90 75 56 24.
La Tapenade : C’est un ancien plat de moissonneurs qui l’emportaient aux champs comme repas, une fine purée d’olives noires, d’anchois, de câpres, le tout lié à l’huile d’olive et le plus couramment servie sur des toasts. C’est le caviar de la Provence. Il n’est pas rare de trouver également de la tapenade verte.
Si vous voulez faire provision de bonnes tapenades, nous vous recommandons Les Délices du Luberon, Médaillé d’or au concours Général du salon de l’Agriculture 2004 pour sa tapenade verte. 1, avenue du partage des eaux 84800 L’Isle sur- la- Sorgue.04 90 20 77 37.
Vous en trouverez également de délicieuses au stand du marché du dimanche matin à Coustellet où de charmantes vendeuses vous proposerons huile d’olive, tapenades, olives de toutes sortes et de tous calibres, des préparations pour agrémenter vos salades, de l’ail doux, des fruits secs, poivrons farcis et autres gourmandises (stand situé dans l’allée nord du marché juste en face Sylvestre matériaux).
La Fougasse aux olives fait également partie des produits du terroir provençal à déguster selon l’envie (à l’apéritif, au goûter, en entrée lors d’un repas, pour combler un petit creux…). Vous en trouverez faites à l’ancienne à la boulangerie de Coustellet,
Nous allons maintenant nous tourner vers les saveurs gourmandes, saveurs plutôt sucrées :
Le miel : gourmandise naturelle.
Il a longtemps régné sans partage sur la fabrication des desserts jusqu’à l’arrivée du sucre au XVIIIème siècle. Heureux comme une abeille en Provence. Elle butine au gré des floraisons et des saisons. En mars et en avril le miel est de romarin ou de thym. En mai, il est « toutes fleurs ». En juillet et août, les abeilles travaillent dans les champs de lavande (produisant ainsi le miel sans doute le plus fin). Celui-ci offre bien des nuances : de lavande fine, il présente une couleur jaune doré ; de lavandin, il est plus clair.
A propos des champs de lavande, nous voudrions revenir sur le pays de Sault déjà cité dans la rubrique lavande afin de mettre en avant son importance dans la production de produits de qualité. Ce vaste plateau calcaire, dominé par la ronde silhouette du Mont Ventoux, cette région où Jean Giono venait souvent puiser la matière de ses romans et qui reste encore méconnue. Et pourtant….bleu du ciel, or des champs de blé ou d’épeautre, vert des chênaies, mauve des rangs de lavande, blanc des troupeaux de moutons ou des petits villages en pierre : une toile impressionniste ! Pays de couleurs, le val de Sault est également un pays de senteurs où l’on fabrique des gourmandises. Outre l’épeautre (le blé des gaulois) qui retrouve ici une jeunesse depuis quelques années, on trouve de succulents nougats (voir dans la rubrique un peu plus loin), des macarons, du miel de lavande….de quoi repartir avec quelques douceurs et quelques kilos en plus !
En ce qui concerne le village en lui-même, il est planté sur un éperon rocheux, dominant une ample vallée, et cache quelques belles devantures de boutiques début de siècle, une église romane avec une nef du XIIème siècle et un intéressant et étonnant musée traitant d’histoire naturelle, d’archéologie et…d’Egypte. La petite place typiquement provençale où les parties de boules se succèdent ne manquera pas de vous charmer et vous vous poserez peut-être quelques instants sur un de ces bancs en savourant le spectacle qui aura la vertu de vous emmener hors du temps.
Vente directe des produits de la ferme : Maison des producteurs, rue de la République 84 390 Sault -04 90 64 08 98.
GAEC Larguier, 59, quai Grand Grès-84 300 Cavaillon -04 90 78 06 60.
Les Mielleries : Le Mas des Abeilles, col du Pointu-84 480 Bonnieux-04 90 74 51 66.
La Miellerie de Viton, rue d’Olivet-84 400 Apt-04 90 74 43 09.
Au rucher de l’Enclave, 3 rue du Chemin de Fer-84 600 Valréas-04 90 35 0164.
Mellidor, avenue de l’Orme Fourchu-84 000 Avignon-04 90 14 11 96.
Michel Négrin, Quartier de la croix-84 480 Bonnieux-04 90 75 80 98.
Miellerie Alain Lombard, Quartier Saint-Gilles-84 460 Cheval-Blanc-04 90 71 01 55.
Miellerie des Butineuses, 189, rue de la source-84 450 Saint-Saturnin-les-Avignon-04 90 22 36 68.
Francis Bourgue- Apiculteur, Les Gros-84 220 Gordes-04 90 72 26 49. A noter que cet apiculteur tient un stand le dimanche matin au très bon marché de Coustellet où il vend de l’excellent miel de lavande.
Le Nougat : le convoiter du regard, le goûter ensuite.
Les pâtisseries orientales découvertes par les croisés les ont inspirés. Ils avaient aimé une « douceur » au miel et aux noix dans la lointaine Palestine : elle est l’ancêtre du nougat qui fait partie des 13 desserts provençaux de Noël. Miel de lavande, blanc d’œufs battus en neige, sucre, amandes entrent dans sa composition. Mais si la recette paraît simple, la perfection du résultat dépend d’un savoir faire exigeant. La différence entre le nougat noir et le blanc (plus tendre) tient à la plus forte caramélisation du premier.

Nos maîtres confiseurs :
Maison André Boyer : A Sault, on ne devient pas nougatier, on naît nougatier. Depuis 1887, les générations successives de la famille Boyer fabriquent du nougat. C’est aujourd’hui le fournisseur exclusif de l’Assemblée nationale. La Maison Boyer figure au Guinness Book des records pour avoir réalisé la plus belle barre de nougat (180 kg et 12,45 mètres de long) et le plus gros sachet de nougat, qui ne contenait pas moins de 40 000 dominos. Visite de l’atelier et vidéo. Le Vrai Nougat de Sault-84 390 Sault-04 90 64 00 23. Vous pourrez trouver des barres de nougat Boyer dans tous les supermarchés de la région.
Pierre et Philippe Silvain-Paysans nougatiers. Ces « Paysans-nougatiers » élaborent un nougat dont tous les ingrédients sont produits sur place : les amandes proviennent de leur exploitation et le miel de leurs 100 ruches situées entre Mont Ventoux et Luberon. A savourer également, les « Nougalettes ». Visite commentée de l’atelier, diaporama et dégustations. 288, route de Pernes- 84 210 Saint-Didier-04 90 66 09 57.
Les fruits confits : la gourmandise est une chose très sérieuse.
Confire, c’est avant tout préparer (en latin). Et cette préparation artisanale des fruits demande plusieurs semaines. Le fruit est choisi à parfaite maturité. Il est blanchi, c'est-à-dire passé à l’eau bouillante. Un bain soufré arrête sa fermentation avant qu’on ne le plonge dans un premier bain de sirop de sucre. Sept autres suivront, qui sont nécessaires pour que le sucre vienne remplacer l’eau du fruit. Il faudra encore lui rendre sa forme en le bourrant de morceaux également confits et enfin le glacer pour lui donner son allure lumineuse : un triomphe ! Apt, classé Site remarquable du goût, maintient cette tradition artisanale qui a fait d’elle la capitale du fruit confit.
Confiserie Artisanale Ceccon, Quai de la liberté-84 400 Apt-O4 90 74 21 90.
Marcel Richaud (artisan), Quai de la liberté-84 400 Apt-04 90 74 13 56.
Ets Marliargues (magasin d’usine), route de Gargas-ZI les Bourguignons-84 400 Apt-04 90 74 15 30.
Saveurs du Luberon (magasin d’usine) Les Moulins 84400 Apt 04 90 76 31 43.
Kerry Aptunion (magasin d’usine) route d’Avignon-84405 Apt-04 90 76 31 43.
Confiserie artisanale Bono-280 allée Jean-Jaurès-84200 Carpentras-04 90 63 04 99.
Confiserie artisanale Saint-Denis-ZA le Plan des Amandiers RN 100 84220 Les Beaumettes-04 90 72 37 92.
La table des fruits confits : « Ma cuisine aux fruits confits d’Apt » c’est le menu spécial que propose ce maître cuisinier : Fois gras de canard sauté aux fruits confits du pays d’Apt, Rouget de roche rôti aux légumes confits, Lapereau braisé aux figues confites, Bouchée de lièvre chaud aux poires confites au marc. Serge Peuzin, Auberge du Luberon-84400 Apt-04 90 74 12 50.
Musée de l’Aventure Industrielle à Apt : Installé dans l’ancienne usine de fruits confits Marliargues, le musée se propose de présenter les étapes et les principaux aspects de l’aventure industrielle qui a façonné, depuis le XVIIIème siècle, la région d’Apt. Le premier étage consacré à l’Allégorie de l’Industrie retrace l’histoire et la technique dd l’élaboration des fruits confits, l’histoire de l’exploitation de l’ocre et du soufre et l’organisation des ateliers. Une exposition de faïences et céramiques d’Apt partage le deuxième étage avec un espace pédagogique. Le musée propose une boutique de produits régionaux. Entrée payante. Place du Postel-04 90 74 95 30.

Nous allons profiter de cette évocation gourmande pour vous présenter Apt (84400), cité romaine, Jules César puis Auguste ont particulièrement veillé au développement d’Apta Julia et Adrien, l’empereur esthète, en a fait une capitale régionale. Le haut Moyen-âge a été plus sombre et la ville plusieurs fois ravagée renaît de ses cendres au Xème siècle où elle devient ville épiscopale. L’Eglise Sainte-Anne construite entre le XIème et le XIIème siècle abrite les reliques de la mère de la Vierge. Selon une tradition que l’on fait remonter au temps de Charlemagne, un pèlerin les aurait rapportés d’Orient et confiés à Auspice, premier évêque de la ville. Apt est embellie d’édifices classiques des XVIIème et XVIIIème siècles qui témoignent de sa prospérité. Car la ville est un carrefour d’échanges entre la Haute Provence et la vallée du Rhône. Les aptésiens font preuve de créativité en développant l’art de la faïence, l’industrie de l’ocre et la technique gourmande des fruits confits. Ceux-ci ont érigé la ville en « site remarquable du goût ». La ville en elle-même a un peu perdu de sa superbe mais conserve encore un charme tout particulier lorsqu’on plonge dans le vieux quartier. Cette petite ville dégage aussi une atmosphère qui tranche avec le reste du Luberon, sûrement liée à la présence des néos (pour néo-ruraux !) et autres babas que le pays d’Apt a attirés depuis les années 1970. On se souvient encore ici de fêtes d’anthologie et de l’ancienne usine où chantait souvent Pierre Vassiliu, qui habitait vers Saignon. Et comme certaines vallées des Cévennes ou d’Ariège, le pays d’Apt cache encore quelques sérieux allumés (ne vous étonnez pas de croiser un cycliste juste vêtu d’un pagne et brandissant un trident !). Il ne faut surtout pas rater le marché du samedi matin, classé parmi les « marchés d’exception », où toute la région se retrouve autour des couleurs et des senteurs de Provence.
A voir : La vieille ville : avec ses hôtels particuliers des XVIème et XVIIème siècles, la tour des remparts et le vieux quartier.
La cathédrale-basilique Sainte-Anne : édifiée aux XIème et XIIème siècles, agrandie au XIVème puis remaniée au XVIIème siècle. Siège de l’Evêché jusqu’en 1801. Trois nefs séparées par de puissants piliers. Elégants arcs en plein cintre du XIIème siècle. Deux cryptes s’étendent sous la nef. La crypte supérieure (XIème) ressemble à une église en miniature avec ses trois petites nefs (autel du Vème siècle) et son déambulatoire. La crypte inférieure (1er siècle) se résume à un étroit couloir recouvert de dalles carolingiennes se prolongeant par une chapelle. La chapelle royale Sainte-Anne est remplie de reliques diverses et d’un trésor dans la sacristie.
Le musée d’Histoire et d’Archéologie : Situé dans l’ancienne maison curiale de la cathédrale, datant de la fin du XVIIIème siècle et construit sur le théâtre romain. Evocation de la faïence d’Apt à travers quelques 400 pièces (service de table, etc..), et des reconstitutions de fours à faïence du XIXème. Collection d’une cinquantaine d’ex- voto de la cathédrale. Et pour la partie archéologique, un millier de pièces, de la préhistoire à la fin du Moyen-âge : silex, céramiques, monnaies…
La truffe : star et secrète.
Si vous disposez d’un chêne vert ou d’un noisetier planté sur un sol calcaire au Ph voisin de 7, si vous bénéficiez d’un climat méditerranéen et d’une pluviométrie annuelle de 600 à 900 mm, s’il pleut à la Saint-Jean ou le 14 juillet ou peut-être le 15 août, s’il tombe encore quelques gouttes à l’automne, vous avez des chances d’avoir des truffes ; si vous savez encore « caver » au bon moment entre la mi-novembre et la mi-mars…Il faut l’admettre, la truffe n’a pas encore révélé tous ses secrets.
La tuber melanosporum des botanistes, truffe en français, rabasse en provençal, garde encore une part de mystère. On ne peut pas véritablement la cultiver et il faut encore s’entrainer activement pour « caver » habilement. La truffe est invisible, l’homme apprend à la débusquer, s’il sait repérer le « brûlé », c'est-à-dire l’absence de végétation qui entoure le pied de l’arbre sous lequel elle pousse. L’animal lui sait la flairer. Le cochon, parce qu’il en raffole, mais il ne se laisse pas facilement déposséder de sa trouvaille qu’il engloutit goulûment. Le chien, bien dressé devient un habile chasseur de truffes. Reste enfin la mouche qui aime pondre à proximité. Si le caveur la voit s’envoler quand il remue la terre avec son « picouloun », il a peut-être une chance de découvrir le précieux champignon.
Malgré toutes ces difficultés, le Vaucluse produit et commercialise ¾ des truffes françaises. Autant dire que les marchés aux truffes de Richerenches, Valréas ou Carpentras sont très courus des professionnels, notamment des chefs gastronomes. Mais là encore, le marché aux truffes a ses règles, ses coutumes qui, elles aussi, sont nimbées d’un certain mystère. Dans une Provence réputée bavarde, le monde de la truffe, c’est un peu le monde du silence.
Il y a quand même une part de spectacle. Chaque année, Richerenches célèbre la messe de la truffe, en janvier. Les confréries de trufficulteurs défilent dans l’église en grand apparat. Au moment de la quête, l’église s’emplit du subtil parfum de la rabasse, car les professionnels donnent leur obole en nature. Les truffes recueillies par le curé seront ensuite vendues à la criée dans la salle des fêtes du village. En 2004, la vente de 3,6 kg de truffes a atteint la somme de 4698 Euros. On comprend mieux l’appellation de « diamant noir » qui sert à désigner ce subtil tubercule.
Les marchés (le matin de la mi-novembre à la mi-mars)
Le mercredi : marché à Valréas (réservé aux professionnels).
Le vendredi : marché à Carpentras.
Le samedi : marché à Richerenches « site remarquable du goût ».
Le petit marché aux truffes à Ménerbes : le dernier dimanche de décembre. Marché pour particuliers où les truffes sont vendues, triées, nettoyées, calibrées.04 90 72 22 05.
Truffes en fête : La Messe de la Truffe à Richerenches : 3ème dimanche de janvier. Point info : 04 90 28 02 00.
Le salon de la truffe et du vin à Carpentras le 1er dimanche de février. Office du tourisme. 04 90 63 00 78.
Les tables de la truffe :
Christian Etienne- 10, rue de Mons-84 000 Avignon-04 90 86 16 50.
Chez Serge- 90, rue Cottier-84 200 Carpentras-04 90 63 21 24.
Le Saule Pleureur- Quartier Beauregard-84 710 Monteux-04 90 62 01 35.
La Table du Comtat-Le Village-84 110 Séguret-04 90 46 91 49.
La Ferme Champ Rond-Chemin des Anthelmes-84 600 Valréas-04 90 37 31 68.
Auberge de la Fontaine-Place de la Fontaine-84210 Venasque-04 90 66 02 96.
Trufficulteurs et conserveries :
La Bastide du Clovis, Robert Florent : cavage pour petits groupes sur rendez-vous. Les Blayos-84 220 Gordes 04 90 72 11 60.
La Truffe du Luberon, 994, montée des Granets 84 800 L’Isle-sur-la-Sorgue 04 90 38 28 99- 06 72 08 15 07.
Soleil de Carpentras : cavage pour groupes et individuels sur rendez-vous. M. Ponce,6 chemin de Saint-Gens 84 200 Carpentras 04 90 60 31 89.
La truffe du Ventoux : cavage et visite de la conserverie pour petits groupes sur rendez-vous. La Quinsonne-84 170 Monteux-04 90 66 82 21.

Nous allons profiter de la dénomination de cette conserverie pour découvrir le Mont Ventoux et ses villages environnants :

LE MONT VENTOUX

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Le Mont Ventoux « Tout d’abord frappé du souffle inaccoutumé de l’air et de la vaste étendue du spectacle, je restai immobile de stupeur » : Pétrarque.
Dominant la région du haut de ses 1912 mètres, le Mont Ventoux offre une carte postale unique. La végétation variée et étonnante n’est pas ce qui a le moins de charme. La route monte en serpentant à travers les cèdres, les chênes verts et blancs, les hêtres, puis, plus haut, les sapins, les mélèzes qui laissent la place à la pierraille en approchant du sommet, où se dévoile un paysage quasi-lunaire. De là-haut, vue extraordinaire et panoramique : des Alpes jusqu’à Notre-Dame-de-la-Garde par temps classique : l’ascension pédestre du Ventoux de nuit pour arriver au sommet pour le lever du soleil : magique !
Le climat est rude : les vents soufflent parfois à plus de 200 km/h (d’où le nom du mont !) et il n’est pas rare que le col soit fermé par la neige jusqu’après Pâques. Il existe d’ailleurs deux petites stations de ski sur les pentes du Ventoux : enneigement un peu capricieux, mais il est plutôt savoureux de découvrir des chalets à la mode suisse à quelques kilomètres des mas provençaux.

Quelques villages situés non loin de là méritent également votre attention :

BEDOINS (84 410)

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Le bourg est niché au creux des premiers contreforts sud du Ventoux. Il se targue de posséder l’une des plus grandes forêts communale de France, qui s’étage de 350 à 1 910 mètres d’altitude et dans laquelle on trouve plus de 1 000 espèces végétales différentes. D’ailleurs, une grande partie est classée « Réserve mondiale de la biosphère » par l’Unesco.
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Bédouin est l’étape idéale pour les fous de vélo qui veulent se lancer à l’assaut de cette montée mythique qu’est celle du mont Ventoux, dont les pentes à près de 15% sont terribles pour les jambes. C’est l’une des étapes classiques du Tour de France. Victime du dopage (c’est désormais admis), le coureur cycliste Tom Simpson y a laissé la vie en 1967 ; les cyclistes amateurs abandonnent en souvenir quelques objets personnels au pied de sa stèle située à quelques kilomètres avant le sommet du Ventoux.
A faire : Club « Fan de Lune » pour les adeptes du parapente-04 90 04 96 53. 

CRILLON LE BRAVE (84 410)

Mignon petit village perché, rebaptisé ainsi en hommage à son seigneur, Louis de Balbes de Crillon, surnommé le Brave. Intéressant petit musée de la Musique mécanique 04 90 65 61 59. Une seule pièce, mais la visite guidée (et musicale !) est passionnante. Belle collection d’instruments aussi intéressants à voir qu’à étudier (impressionnants mécanismes) et bien sûr qu’à écouter, de la serinette au grand orgue de foire en passant par les pianolas, les orgues de Barbarie ou les orchestrions.

CAROMB (84 330)

Bourg agricole perché sur l’un des derniers soubresauts du Ventoux, où l’on s’arrêtera surtout pour l’église du XIVème siècle, une des plus vastes du Vaucluse (et une des plus bruyantes : ses cloches s’entendent à une dizaine de kilomètres à la ronde). A l’intérieur, triptyque et tombeau de marbre du XVIème siècle. Dans les environs, baignade l’été dans le petit lac artificiel du Paty.

LE BARROUX (84 330)

Dominé par un superbe (et plutôt colossal dans son genre) château-fort (privé), un joli village perché…Prenez le temps de vous promener dans les ruelles étroites, bordées de maisons anciennes. Pour les fans de la famille royale d’Angleterre, il paraît que le prince Charles passe parfois quelques jours au village. Egalement une abbaye…..intégriste…

MALAUCENE (84 340)

Joliment posé au pied de la face nord du Ventoux, un gros bourg (ou une petite ville ?) très provençal avec son cours ombragé de platanes et les ruelles sinueuses de son centre ancien où s’offrir une aimable balade. Pour information, Michel Galabru fait partie des habitants de Malaucène.

Clef n°3 : LES RANDONNEES.
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A travers collines et montagnes, plus de 4000 km de chemins et sentiers du Mont Ventoux au Luberon pour ce département de Provence que l’on dit petit ! Au détour d’un sentier, un village perché où coule sa fontaine, une terre rouge entourée de cyprès centenaires, la vie sauvage des chamois, des plaines fertiles qui sentent bon la Provence….Le Vaucluse, terre de grands espaces et de lumière, offre à toute la famille un environnement naturel d’exception.
Attention aux grosses chaleurs de l’été et au manque d’eau (prévoyez toujours une gourde). Beau réseau de sentiers dont 3 GR (les n°4,6 et 9), dont les variantes-les GR 92 et 97- permettent de faire la traversée et le tour du Luberon.
Plusieurs structures organisent des randonnées accompagnées, notamment : Détours en Provence : 104, allée Jean-Jaurès, 84 200 Carpentras 04 90 83 89 61. Randonnées de trois jours à 1 semaine dans le Luberon (ainsi que dans les Monts de Vaucluse, le Ventoux, les Baronnies…) Les Yeux Ouverts : 3, Grand-rue, 84 120 La Bastidonne (à 3 km de La Tour-d’Aigues). 04 90 07 54 02 Organise des journées à thèmes « nature et culture » (4 à 6 heures de marche) dans tout le Luberon.

REGALON

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Autour du Petit Luberon : Les gorges de Regalon : à une dizaine de kilomètres au sud-est de Cavaillon par la D 973. Sur la route de Cheval-Blanc ; ces gorges sont très étroites : moins d’un mètre de large par endroits ! Un des plus spectaculaires canyons du Luberon avec ses blocs de rochers coincés entre les falaises calcaires, ses grottes confidentielles et ses petits morceaux de sous-bois dignes du « Seigneur des Anneaux ». On gagne l’entrée des gorges, depuis le parking payant et surveillé, en suivant les balises rouges et blanches du GR 6, sur 1,4 km, il faut longer les champs d’oliviers sans y pénétrer car ceux-ci sont du domaine privé. Les plus courageux peuvent faire le tour des gorges (5 heures en boucle). Attention : le chemin remonte le lit du torrent, il ne faut donc pas se risquer dans les gorges par temps de pluie.
Le circuit de la Source du Boulon : départ depuis les Taillades, se garer place de la Mairie
Les gorges de la Véroncle : à 4km à l’est de Gordes par la D2. Accès au parking fléché à gauche. Un sentier remonte ces gorges (profondes !) creusées par la Véroncle entre Murs et Gordes. Compter 5 grosses heures si vous voulez faire toute la balade. Site somptueusement sauvage mais où subsistent des traces encore bien visibles d’une certaine industrialisation : une dizaine de moulins à farine, en ruine ou réhabilités, jalonnent les gorges.
Les gorges de la Nesque : porte d’accès au pays de Sault par la D 942, spectaculaire route en corniche. Ces gorges restent une énigme pour les scientifiques : l’eau aurait dû s’infiltrer dans ce plateau calcaire, plutôt que d’y couler en surface en creusant ce vertigineux canyon. Joli panorama depuis le belvédère du Castelleras. Deux balades (de 2 h et 4 h aller-retour) vous font découvrir les gorges, de Monieux (ou du plan d’eau de Monieux pour la balade de 2 h) à la chapelle Saint-Michel. Egalement des sentiers de grande randonnée.
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